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La conservation durable des archives paroissiales

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27/03/2015 - Gestion d'archives - Acquisitions

Ces dernières années, les Archives de l’État acquièrent de plus en plus d’archives paroissiales. Bien que ces acquisitions présentent des différences régionales considérables en volume et en fréquence, les mêmes problématiques se vérifient dans toute la Belgique.

Aujourd'hui, les paroisses sont en pleine évolution : les communautés religieuses et les ministres du culte vieillissent et leur nombre diminue, les églises paroissiales restreignent leurs activités, voire ferment complètement, les presbytères se vident ou reçoivent une nouvelle affectation. Entre-temps, les diocèses et les communes essaient de restructurer le réseau paroissial : des paroisses sont fusionnées ou supprimées tandis qu'un seul curé anime plusieurs paroisses.

Les responsables locaux des différentes paroisses ont la lourde tâche de préserver un patrimoine mobilier important et étendu, dont les archives constituent une part essentielle. Les archives paroissiales sont dans de nombreux cas toujours conservées localement. Mais le manque d’espaces appropriés, de personnel et de continuité amène de plus en plus de paroisses à transférer leurs archives aux Archives de l’État. Ces archives se composent de deux parties : les archives de la fabrique d’église (de droit public) et les documents paroissiaux (de droit privé). Ces deux types d’archives étant intimement liés, les deux parties sont toujours transférées ensemble pour conservation. Concrètement, la fabrique d’église et la paroisse signent toutes les deux une convention de transfert des archives, tout en restant propriétaires des documents. Ce processus est mené en parfaite collaboration avec les autorités ecclésiastiques.

Chaque année, une réunion de concertation est organisée entre les responsables des archives de tous les diocèses du pays et les Archives de l’État.

Un exemple-type : l’église de Malem

L’évêché de Gand a pu réaliser d’excellents résultats. Un bénévole du diocèse, entouré d’une petite équipe enthousiaste, analyse la situation sur place, inventorie les archives et examine ensemble avec le curé ou avec la fabrique d’église s’il vaut mieux conserver les archives localement ou s’il convient de les transférer aux Archives de l’État. Près de 250 fonds d’archives ont déjà été inventoriés dans ce cadre tandis que 121 fonds ont été transférés aux dépôts des Archives de l’État à Gand et aux Archives de l’État à Beveren.

C'est ainsi que les Archives de l’État à Gand conservent aujourd'hui 3,85 mètres linéaires d’archives, datant des années 1952-2010, de l'église de Malem. Parmi ces archives figurent notamment des photos de la consécration de l’église, dans les années 1950. Le 8 mars 2015, l’église paroissiale de Notre-Dame Reine de la Paix, dans le hameau de Malem (Gand), fermait définitivement ses portes à l'issue d'une ultime célébration.

Pour plus d'informations

En 2012, Les Archives de l’État ont publié un dossier destiné aux paroisses et aux fabriques d’église de WallonieLes archives des fabriques d’église et des paroisses. Conseils pratiques. Etablissements publics, les fabriques d’église sont soumises à la surveillance des Archives de l’État pour les documents qu’elles produisent et conservent. A l'inverse, les paroisses sont des organismes privés dont les archives peuvent faire l’objet d’un don ou d’un dépôt aux Archives de l’État.

En Flandre, les paroisses peuvent adresser leurs questions en matière d’archivage au conseiller "archives paroissiales" du KADOC. L'asbl CRKC (Centrum voor Religieuze Kunst en Cultuur), quant à elle, a publié une brochure en néerlandais reprenant plusieurs questions et réponses concernant les archives paroissiales.

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