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80 cartes de la Jointe des Terres contestées sont en ligne

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16/07/2017 - Archives générales du Royaume

En 1740, l’administration centrale des Pays-Bas autrichiens instaura la « Jointe des Terres contestées » pour traiter les nombreux différends frontaliers mais également collecter les titres et la documentation juridiques en la matière. À cet effet, les membres de la Jointe ont consulté les archives d’autres établissements centraux, comme le Conseil privé et la Secrétairerie d'État et de Guerre. Les archives de la Jointe contiennent près de 80 cartes des XVIIe et XVIIIe siècles, désormais consultables en ligne.

Les régions frontalières du XVIIIe siècle étaient très différentes de celles d’aujourd’hui. L’administration centrale à Bruxelles devait négocier avec le Royaume de France et avec les Provinces-Unies, dont les frontières étaient similaires à aujourd'hui, mais également avec la principauté de Liège, le duché de Bouillon, les abbayes de Saint-Hubert et de Stavelot, le royaume de Prusse et l’électorat de Trèves.

Conservées aux Archives générales du Royaume, les archives de la Jointe contiennent près de 80 cartes des XVIIe et XVIIIe siècles de régions, villes et villages qui ont, à un certain moment, fait l’objet d’un contentieux frontalier. On y retrouve ainsi des cartes de Saint-Hubert, Beauraing, Philippeville, Namur, Orchimont, Bernissart, Merbes-Sainte-Marie, etc.

Les archives de la Jointe contiennent également plusieurs cartes de Nieuport, sur lesquelles on distingue le bois d'Houthulst et le bassin de l’Yser. Si en 1740, ces territoires faisaient incontestablement partie des Pays-Bas méridionaux, ils constituaient des régions frontalières entre 1678 et 1713, les châtellenies de Furnes et d’Ypres appartenant à l’époque à la France.

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