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Les archives des Franciscaines de la Sainte-Famille sont inventoriées

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29/06/2015 - Inventoriage - Publications - Archives de l'État à Eupen

Cette année, les Franciscaines de la Sainte-Famille fêtent le 200e anniversaire de la naissance de leur fondatrice, Joséphine Koch. Conservées au dépôt des Archives de l’État à Eupen, les archives de la congrégation sont désormais inventoriées et ouvertes à la recherche. Rédigé par l’ancien chef de service des Archives de l’État à Eupen, l’inventaire compte près de 300 pages avec des informations inédites sur l’histoire de l’ordre et sur ses diverses implantations. Vous y retrouverez également des informations sur l’histoire sociale et l'évolution des soins de santé à Eupen.

Cette année, les Franciscaines de la Sainte-Famille fêtent le 200ème anniversaire de la naissance de leur fondatrice, mère Élisabeth de Jésus, née Joséphine Koch.

Après une enfance et une adolescence difficiles, Joséphine Koch entre à l’âge de 22 ans au couvent des Récollectines au Heidberg à Eupen. En 1839, elle fait vœu de pauvreté, chasteté et obéissance pour cinq ans. Durant cette période, elle constate que les règles des Récollectines ne sont pas observées avec la même rigueur d’antan. Elle songe à changer d'ordre si la congrégation ne retrouve un mode de vie plus strict.

En 1839-40, Eupen connaît une nouvelle épidémie de typhoïde entraînant de nombreux décès. En 1841, à l’initiative du clergé de la paroisse, un lieu de revalidation est mis sur pied. Il est à l'origine de l'hôpital Saint-Nicolas actuel. À défaut de professionnels de la santé en suffisance, deux Récollectines, dont Joséphine Koch, répondent à l’appel des curés pour soigner les malades qui y sont hébergés.

À l’issue de sa période de 5 ans, Joséphine Koch quitte la congrégation des Récollectines pour se consacrer entièrement aux soins des malades. Avec d'autres, elle mène une vie conventuelle indépendante qui donne naissance, en 1857, à la congrégation des Franciscaines de la Sainte-Famille.

Suite au Kulturkampf (lutte que les autorités du jeune Empire allemand d’Otto Bismarck ont mené entre 1872 et 1879 contre l’église catholique, notamment en Prusse), la mère supérieure Élisabeth (Joséphine Koch) transfère la maison-mère de la congrégation d’Eupen (située alors en Prusse) vers Louvain (Belgique), où elle décède le 3 avril 1899.

Le 14 mars 1919, durant la Première Guerre mondiale, les autorités belges expulsent 34 religieuses allemandes du pays. Celles-ci s’établissent dès lors à Mayen, ville de l’Eifel, en Allemagne. Le 13 avril 1932, la congrégation est scindée en 3 : Saint-Antoine pour la Belgique, Sainte-Élisabeth pour l’Allemagne et la Sainte-Croix pour les Pays-Bas.

Le 25 novembre 1993, le généralat (c’est-à-dire l’endroit central et international administrant la congrégation au niveau mondial) est à nouveau transféré depuis Mayen vers le couvent d’origine à Eupen. Les archives, quant à elles, ont aussi été progressivement rassemblées à Eupen.

De nos jours, les Franciscaines de la Sainte-Famille sont toujours actives en Rhénanie, dans l’Est de la Belgique, aux Pays-Bas et en République démocratique du Congo.


L’inventaire

Publié en allemand, l’inventaire est en vente à la boutique des Archives générales du Royaume, aux Archives de l’État à Eupen, ou via publicat@arch.be. Il peut également être téléchargé gratuitement au format pdf.

Alfred MINKE, Inventar des Archivs der Franziskanerinnen von der Hl. Familie (1703-2011), série Inventaires des Archives de l’État à Eupen n°1, publication n°5435, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2015, 15 € (+ frais d’envoi éventuels).

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