Archives de l'État en Belgique

Notre mémoire à tous !

Menu

Archives privées

Texte petit  Texte normal  Texte grand

Les Archives de l’État conservent les archives privées :

Archives des institutions ecclésiastiques

Les archives des institutions ecclésiastiques (abbayes, couvents, églises, chapelles, etc.), nationalisées après 1796, occupent une place de premier rang parmi les archives privées conservées aux Archives de l’État. Par la suite, de nombreuses paroisses et fabriques d’église ont également confié leurs archives aux Archives de l’État.

Archives de personnes privées

Les Archives générales du Royaume à Bruxelles gèrent une importante collection d’archives du monde politique, notamment les archives des Cabinets ministériels. Ces dernières ne sont pas considérées, en Belgique, comme des archives publiques, à l’exception des archives des Cabinets du Gouvernements wallon.

Les différents dépôts des Archives de l’État, répartis dans toute la Belgique, gèrent, quant à eux, les archives des femmes et hommes politiques locaux de même que les archives de certaines personnalités politiques nationales, originaires de la région. 

Vu leur caractère récent, les archives politiques ne sont généralement pas consultables, sauf autorisation spéciale des Archives de l’État ou de leur producteur.

Lire la suite

Droit de propriété absolu

Après la seconde Guerre mondiale, les archives privées, notamment celles des femmes et hommes politiques, ont suscité un certain engouement. Cependant, la loi belge relative aux archives (1955) ne traite que très évasivement de la question des archives privées. Les Archives de l’État ne disposent pas de moyens légaux pour forcer une conservation correcte de ces documents. Le/La propriétaire d’archives privées dispose d’un droit de propriété absolu. Il lui est loisible de les donner, vendre, trier ou éliminer.

Ces dernières décennies, les Archives de l’État ont mis sur pied des stratégies intégrant le rôle croissant joué par les cabinets ministériels fédéraux et régionaux afin de préserver ces documents d’une destruction souvent inévitable.

Quelles personnes ?

En 2008, les Archives générales du Royaume conservaient quelque 4  kilomètres d’archives de femmes et d’hommes politiques, dont 3,2 kilomètres en provenance des cabinets ministériels fédéraux. Les documents les plus anciens remontent au XIXe siècle, les acquisitions les plus récentes datent de décembre 2011. Ces archives concernent des personnalités communales, régionales et nationales/fédérales : ministres, chefs de gouvernement, Premiers ministres, députés, bourgmestres, échevins, conseillers communaux, présidents de partis, etc.

Les Archives de l’État conservent ainsi les archives de Jean-Baptiste Nothomb, Charles Rogier, Charles de Broqueville, Henri Jaspar, les archives des Cabinets du Premier ministre Hubert Pierlot à Londres (1928-1944), etc. Parmi les dernières acquisitions figurent des archives de Jean Gol, Didier Reynders, André Bertouille, Charles Michel, Albert Devèze, Étienne Knoops, Charles Moureaux, Camille Gutt, Didier Van Eyll, Alain Zenner, Antoine Duquesne, Bart Somers, Laurette Onkelinx, Edmond Leburton, André Cools, Élie Deworme, Léon Delsinne, Valmy Féaux, Anne-Marie Lizin, Philippe Moureaux, Jacques Santkin, Léon-Éli Troclet, Alain Van Der Biest,  Yvan Ylieff, Hubert Pierlot, Pierre Harmel, Harold d’Aspremont Lynden, Georges Theunis, Jean-Pol Poncelet, Catherine Fonck, Philippe Maystadt, Gaston Eyskens, Miet Smet, Wilfried Martens, Stefaan De Clercq, Jean-Luc Dehaene, Isabelle Durant, Magda Alvoet, etc.

À partir du XIXe siècle, les Archives de l’État ont également reçu en don les archives de délégués des syndicats et du patronat, de diplomates, de fonctionnaires nationaux et coloniaux, de magistrats et d’avocats, de journalistes, de professeurs, d’intellectuels, d’artistes, de militaires, d’autorités ecclésiastiques et de membres de l’entourage royal.  

Modalités de consultation

En vertu des décisions prises par les donateurs et déposants, certains fonds d’archives (la plupart des versements récents) ne sont actuellement pas consultables. D’autres fonds (les plus volumineux) ne sont, par ailleurs, pas encore accessibles au public en raison de leur état matériel, de l’absence d’un premier classement ou d’instruments de recherche ; les Archives de l’État s’efforcent néanmoins de donner en communication la plupart des fonds consultables non inventoriés.

Instruments de recherche

  • BERNARDO Y GARCIA Luis Angel, État de l’ouverture à la recherche. XIII. Département I. Archives de particuliers relatives à l’histoire de la Belgique contemporaine (de 1830 à nos jours). 3ème édition revue et augmentée, Miscellanea Archivistica. Studia, Archives générales du Royaume et Archives de l’État dans les Provinces, Bruxelles, 2006.
  • D’HOORE Marc, Archives de particuliers relatives à l’histoire de la Belgique contemporaine (de 1830 à nos jours), 2 volumes,  Série Guides, volume n°40, Archives générales du Royaume et Archives de l’État dans les Provinces, Bruxelles, 1998.

Archives d’entreprises, d’associations et de sociétés

Diverses entreprises, associations et sociétés ayant joué un rôle important dans la vie politique, économique, culturelle et sociétale font également don de leurs archives aux Archives de l’État.

La plupart des dépôts des Archives de l’État conservent des archives d’entreprises (voir un aperçu des archives conservées dans chacun des dépôts ), mais la collection la plus importante et la plus volumineuse se trouve aux Archives générales du Royaume 2 - dépôt Joseph Cuvelier.

Partager cette page :
www.belspo.be www.belgium.be e-Procurement