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Projet MArch21 : Medieval Archives in 21st-century Belgium : Management, Investigation, Promotion

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Contenu

Selon une opinion commune, la majorité des fonds d’archives médiévaux conservés en Belgique auraient depuis longtemps été identifiés, décrits et étudiés par des générations d’historiens et d’archivistes. Si ce présupposé n’est pas tout à fait faux pour la période antérieure aux « révolutions de l’écrit » des XIIe et XIIIe siècles, il est profondément erroné en ce qui concerne les trois derniers siècles du Moyen Âge. Des dizaines de fonds d’archives, ecclésiastiques comme laïques, demeurent à ce jour non inventoriés et pratiquement inexplorés. Ils sont, par conséquent, quasiment inaccessibles aux historiens médiévistes et aux étudiants pour des recherches scientifiques. L’ambition de ce projet de recherche, qui se déroule dans le cadre du programme FED-tWIN, est de remédier à cette situation en poursuivant le travail d’inventaire, d’étude et de valorisation des plus anciennes collections conservées par les Archives de l’État.

Mené en collaboration entre les Archives de l’État à Namur et l’Université de Namur, le projet poursuit trois objectifs principaux :

  1. Améliorer notre connaissance des fonds médiévaux conservés par les Archives de l’État en produisant de nouveaux inventaires analytiques, lesquels décriront pièce à pièce certaines collections anciennes. Les riches archives de l’abbaye Saint-Jacques de Liège, dont le chartrier compte un peu plus de 1.800 pièces, formeront le premier fonds étudié, mais d’autres suivront dans d’autres provinces. En parallèle, il s’agira aussi de recenser les archives médiévales « belges » aujourd’hui détenues par des institutions (écoles, musées, etc.) ou des particuliers qui n’ont pas vocation à les conserver. Si les propriétaires le souhaitent, une aide leur sera apportée dans la gestion et la description de ces fonds souvent mal connus des chercheurs.
     
  2. L’étude de la literacy est sans conteste l’un des champs de recherche les plus novateurs et les plus fertiles de l’histoire médiévale depuis la fin des années 1970. La croissance spectaculaire de l’usage de l’écrit et les conséquences sociales, politiques et culturelles de cet essor se trouvent actuellement au cœur de nombreuses enquêtes. En partant des fonds inventoriés, mais en ne se limitant pas nécessairement à ceux-ci, il s’agira d’approfondir notre connaissance des pratiques médiévales de l’écrit à l’échelle des anciens Pays-Bas, en faisant appel à trois types de méthodes complémentaires :
    a) les sciences auxiliaires de l’histoire, comme la diplomatique, la sigillographie et la paléographie ;
    b) les humanités numériques, notamment les outils de reconnaissance automatique des écritures ;
    c) les sciences expérimentales, dont les développements récents permettent d’étudier de manière non invasive la composition des matériaux de l’écrit (parchemin, encre, etc.).
     
  3. Valoriser les fonds conservés par les Archives de l’État auprès du grand-public, des étudiants et des chercheurs. Ceci impliquera la publication de travaux et d’inventaires, la participation à des colloques, l’organisation d’expositions en lien avec l’actualité (comme l’anniversaire de la fondation d’une communauté religieuse, par exemple), mais aussi l’encadrement d’unités d’enseignement dont le but est d’initier à la recherche ou aux sciences auxiliaires de l’histoire. L’intention est également de développer une forme de communication numérique, avec la mise en place de podcasts dédiés aux sciences auxiliaires de l’histoire.

 

   

Partenaires

Collaborateurs

  • Chercheur : Nicolas Ruffini-Ronzani
  • Promoteurs : Emanuel Bodart (Archives de l’État à Namur) et Jean-François Nieus (FNRS / Université de Namur).

Publications

  • Nicolas Ruffini-Ronzani, « Quand les sciences naturelles se mettent au service de l’histoire de l’écrit », dans #révolutions de l’écrit. Essor et développement de la culture écrite (XIIe-XVe siècles), Bouvignes–Dinant, Maison du Patrimoine médiéval mosan, 2022 (Cahiers de la MPMM, 16), p. 197-206.
  • Frédéric Chantinne, Emmanuel Bodart, Nicolas Ruffini-Ronzani et Alexis Wilkin, 1121-2021 : 900e anniversaire de la (re)fondation de Floreffe. La genèse de l’abbaye prémontrée aux XIIe-XIIIe siècles, Namur, Agence wallonne du Patrimoine, 2022 (Études et documents), à paraître en 2022.

Actualités

Il n'y a aucune actualité pour ce projet.

Liens

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