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Les archives des sciences sociales en péril ? Rapport d’enquête

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05/06/2019 - Recherche - Gestion d'archives - Archives générales du Royaume

Le rapport d'une enquête menée par l'équipe du projet SODA auprès des chercheurs belges en sciences sociales est maintenant disponible. Quel est l'état de la situation au sein de ces disciplines scientifiques ? Quels sont les besoins des sociologues, des anthropologues, des démographes… ? Qu'advient-il des gros volumes de données collectés dans le cadre de leurs études, de leurs expériences ? SODA a mené l'enquête.

Les « jeux de données » ou « datasets » que rassemblent ces chercheurs sont souvent le fruit d'un long travail : définition d'une problématique, identification de tranches démographiques particulières, mobilisation de concepts (« norme », « identité », « aliénation »…), mise au point d'instruments de recherche (sondages, questionnaires, protocoles d'entretien, formules statistiques, adaptations de logiciels)…

Pourtant, comme le révèlent les résultats de notre enquête, les moyens manquent aux chercheurs pour archiver proprement ces collections de données scientifiques de grande valeur pour l'histoire comme pour la science :

  • Selon 43 % des répondants, il n’y pas de directives particulières, de guides ou de manuels sur leur lieu de travail qui les conseillerait sur la marche à suivre pour archiver correctement leurs données au terme d’un projet de recherche.
  • 55 % des répondants disent n'avoir jamais entendu parler des data management plans, dans lesquels les chercheurs sont tenus d'expliquer ce qu'ils comptent faire de leurs données une fois que leur étude sera conclue : où ils les stockeront, auprès de quelle entité, sous quelle licence, etc.
  • 83 % des chercheurs disent ne pas avoir une bonne vue d'ensemble des différents sources de données d'enquête qu'ils pourraient réutiliser, ce qui indique que la plupart des datasets qui pourraient être réutilisés par d'autres chercheurs restent inaccessibles.

Ces résultats valident les hypothèses qui sous-tendent le projet SODA. Ils démontrent aussi que les chercheurs en sciences sociales ont bel et bien besoin d’une archive dédiée pour leurs données de recherche, autant pour garantir leur préservation à long terme que pour permettre, dans une certaine mesure, la réutilisation de ces données par d’autres chercheurs.

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