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L’index des matricules des marins ayant navigué sous pavillon belge est consultable en ligne

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28/11/2018 - Recherche - Inventoriage - Numérisation - Archives de l'État à Anvers - Archives de l'État à Anvers-Beveren

Les registres des matricules des marins contiennent des données utiles en généalogie ou pour des recherches sur les flux migratoires. Dans le cadre du projet Immibel, les index des registres des matricules qui sont conservés aux Archives de l’État à Anvers-Beveren ont été numérisés et intégrés dans notre moteur de recherche en ligne.

Les Archives de l’État à Anvers-Beveren conservent 45 registres des matricules des marins ayant navigué sur des navires marchands belges. Ces registres, qui contiennent le nom de 165.000 marins, étaient établis par le Commissariat du port d’Anvers. Les premiers registres de matricules datent des années 1845 à 1930.  Trois index, mentionnant les nom et prénom, le lieu de naissance et le numéro de matricule des marins, permettent d'effectuer une recherche dans les registres matricules et trouver des informations sur un marin, les voyages qu’il a effectués et les navires sur lesquels il a navigué.

Un premier index alphabétique des matricules des années 1845 à 1886 a été intégré au moteur de recherche Rechercher des personnes des Archives de l’État, dans le cadre du projet de recherche Immibel du programme Brain.

Si l’origine et le cadre légal des registres des matricules ne sont toujours pas très clairs, les données couvrant les années 1845 à 2008 ont néanmoins été conservées. En fonction de ses jours de navigation et de ses contributions, toute personne inscrite au registre général des matricules peut faire appel à la Caisse de Secours et de Prévoyance en faveur des Marins (CSPM). La CSPM a été instituée à l’initiative du gouvernement belge pour mieux protéger ce groupe professionnel à risques contre la perte de revenu suite à des maladies, une invalidité ou la vieillesse. Les marins étaient obligés d’adhérer à cette caisse de solidarité, alimentée via des prélèvements sur les salaires des marins, des versements des armateurs, des dons et legs et des subsides de l’État. Des aides financières étaient versées  aux marins en cas de maladie, incapacité de travail ou invalidité suite à un accident de travail. Les veuves, orphelins ou autres proches nécessiteux recevaient également des allocations en fonction des contributions du marin décédé. Les prélèvements sur les matelotages étaient perçus par le Commissariat du port d’Anvers qui transférait ensuite les montants au trésorier de la CSPM.

Les registres des matricules des marins constituent une source unique et incontournable pour toute recherche historique ou généalogique. Ils donnent en effet un aperçu du parcours professionnel des marins qui ont navigué sous pavillon belge, fournissent des informations sur les flux migratoires et mentionnent les noms des parents du marin, son lieu et sa date de naissance ainsi que son domicile. Les registres contiennent, en outre, une rubrique destinée à la description physique du marin (cicatrices, tatouages) ; celle-ci est cependant rarement complétée. Le grade ou la fonction du marin, quant à eux, sont bel et bien mentionnés (« mousse », matelot, capitaine ,etc.). Outre l’identification du marin, les registres des matricules contiennent également des informations sur les voyages effectués par le marin, telles que les dates de l’embarquement et du débarquement, le nom du navire et le pavillon qu’il battait, l’identité du capitaine et le port de destination. Les contributions à la Caisse de Secours et de Prévoyance en faveur des Marins étaient calculées en fonction du temps de navigation et du salaire mensuel du marin.

En octobre 2015, les Archives de l’État (dont Bart Willems et Filip Strubbe) ont lancé le projet Immibel - acronyme de Immigration en Belgique. Financé par la Politique scientifique fédérale dans le cadre du programme de recherche Brain-be, ce projet a notamment permis d'encoder les index des registres afin de faciliter la consultation et la recherche. Plusieurs bénévoles, étudiants jobistes ainsi qu'une collaboratrice des Archives générales du Royaume ont ainsi encodé 33.000 noms dans une base de données désormais disponible en ligne.

L’encodage d’un deuxième index, contenant 50.000 noms, est en cours. Les données ce deuxième index seront elles aussi intégrées au moteur de recherche Rechercher des personnes.  

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