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Archives des Carmels de Mont-sur-Marchienne, Brugelette, Soignies et Mons

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16/09/2016 - Inventoriage - Publications - Archives de l'État à Mons

Déposées aux Archives de l’État à Mons en juin 2013, les archives des Carmels ou monastères des Carmélites déchaussées de Brugelette, Mons, Mont-sur-Marchienne et Soignies sont inventoriées et ouvertes à la recherche.

Sous l’Ancien Régime, on comptait, dans les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège, 20 monastères de carmélites déchaussées, congrégation religieuse issue de la réforme de Thérèse d’Avila. L’édit de suppression de tous les monastères contemplatifs par Joseph II en 1783, puis la suppression des couvents décrétée en 1796, à l’époque du Directoire, marquent la disparition de tous les carmels belges, à l’exception de celui de Liège. En 1900, on compte 22 couvents de Carmélites en Belgique. L’apport des Françaises va être décisif. En effet, entre 1901 et 1910, suite aux lois anticléricales de la IIIe République, pas moins de 32 carmels français trouvent refuge en Région wallonne et à Bruxelles. La plupart des carmélites françaises retournent au pays après 1920, suite à l’apaisement des tensions dans le contexte d’union nationale créé par la Première Guerre mondiale. Mais neuf communautés s’installent définitivement chez nous : cinq dans le diocèse de Namur (Rochefort, Floreffe, Virton, Matagne, Corioûle), trois dans celui de Tournai (Boussu, Brugelette et Soignies) et une dans le diocèse de Liège (Lens Saint-Rémy).

Carmel de Mons
Le carmel de Mons est fondé en 1607 par Anne de Jésus, compagne de Thérèse d'Avila et première prieure du carmel de Bruxelles, fondé la même année. Il est supprimé en 1796, sous le Directoire. La restauration du carmel de Mons a lieu en 1837 à l’initiative d’Angélique Guéau de Réverseaux, une Carmélite française qui refonde également celui de Namur la même année. Le décret de suppression canonique du carmel de Mons porte la date du 14 décembre 2015.
Le fonds du Carmel de Mons comprend 16 mètres linéaires d'archives. Les annales du Carmel contiennent notamment un récit détaillé du siège de Mons de juin 1746, épisode de la guerre de Succession d’Autriche. D’autres documents illustrent les liens avec les autorités ecclésiastiques ou la vie communautaire dont des pièces de théâtre que les moniales composaient et interprétaient durant leurs temps récréatifs. Le fonds contient également de nombreuses lettres mortuaires émanant de fondations de l’Ordre du Carmel de tous les continents ainsi que des albums photographiques. Les archives des Carmels ou monastères des Carmélites déchaussées de Brugelette, Mons, Mont-sur-Marchienne et Soignies sont consultables aux Archives de l’État à Mons.

Carmel de Charleroi / Mont-sur-Marchienne
Le Carmel de Charleroi est fondé en 1854 par neuf moniales issues des Carmels de Tournai et de Mons. En 1886, les carmélites s'installent à Mont-sur-Marchienne. Vendu en 1973, le Carmel abrite le Musée de la Photographie depuis 1987. Les Carmélites construisent un nouveau bâtiment en 1974 au Bois d’Airemont. La communauté se disperse en 2001.
Le fonds du Carmel de Mont-sur-Marchienne contient des documents ayant trait à l’histoire du monastère, à la vie en communauté, aux religieuses elles-mêmes ainsi qu’aux relations entre le Carmel et les autorités religieuses. Le fonds contient également des documents relatifs à la construction du nouveau monastère au Bois d’Airemont. On y retrouve en outre plusieurs albums photographiques relatifs au Carmel du Christ-Roi, fondé à Calcutta (Inde) en 1935 par quatre moniales du Carmel de Mont-sur-Marchienne.

Carmel de Brugelette
En 1928, des Carmélites exilées du Carmel de Coutances (France) s'installent dans le Carmel de Brugelette. En 1956, le Carmel de Brugelette fusionne avec celui de Soignies.
Le fonds comprend des chroniques du Carmel de Coutances, fondé en 1866 par le Carmel de Lisieux, et de son exil à Brugelette. On y trouve également des archives relatives à la vie communautaire (actes capitulaires, visites canoniques et élections priorales), aux les religieuses, au rayonnement spirituel ainsi qu’aux patrimoine immobilier du monastère. 

Carmel de Soignies
Fondé en 1901 par des Carmélites originaires de Riom, en France, dans le Puy de Dôme, le Carmel de Soignies a fermé ses portes en 2001. Les Carmélites de Soignies ont été accueillies au carmel de Mons.
Le fonds comprend des archives du carmel de Riom depuis sa fondation en 1618, notamment un compte-rendu de la visite, en 1785, d’Adélaïde de France, Carmélite et fille de Louis XV.
Les archives du carmel de Soignies datent des années 1901 à 2002.  On y retrouve les annales du carmel, des documents concernant la vie communautaire (actes du chapitre relatifs aux novices, etc.), les religieuses (registres de professions, notices biographiques de moniales défuntes, testaments), les biens immobiliers, la comptabilité ainsi que plusieurs albums photographiques.

L'inventaire

L'inventaire est en vente aux Archives de l’État à Mons, à la boutique des Archives générales du Royaume ou via publicat@arch.be. Il est également téléchargeable gratuitement en cliquant sur le lien ci-dessous.

NIEBES Pierre-Jean, Inventaires des archives des Carmels ou monastères des Carmélites déchaussées de Brugelette, Mons, Mont-sur-Marchienne et Soignies, série Inventaires Archives de l'État à Mons n°140, publication n°5639, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2016, 8 € (+ frais d'envoi éventuels).


Reportage TéléMB : Mons - Découvrez les archives du Carmel ! (21 septembre 2016)

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