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Plus de 220 m d'archives d'entreprises sidérurgiques liégeoises ouvertes à la recherche !

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15/12/2012 - Inventoriage - Publications - Archives de l'État à Liège

Les Archives de l’État à Liège conservent plus de 220 mètres d'archives d'entreprises sidérurgiques du bassin liégeois, notamment les archives de l'entreprise Cockerill. Un guide des archives de la sidérurgie liégeoise et divers inventaires permettent d'identifier rapidement les archives recherchées.

Le bassin de Liège a une vieille tradition industrielle, développée autour du charbon et du minerai de fer. Souvent de très petites tailles, de nombreuses entreprises sidérurgiques n’ont pas laissé d’empreintes dans les archives. Les Archives de l’État à Liège conservent néanmoins plus de 220 mètres d'archives d'entreprises sidérurgiques, dont les archives de l’entreprise Cockerill ainsi que des documents produits par les sociétés qui ont fusionné avec elle, notamment la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye et la Société anonyme métallurgique d’Espérance-Longdoz.

En 2011 et 2012, les Archives générales du Royaume ont publié un Guide des archives de la sidérurgie liégeoise et six inventaires, avec le soutien financier de Belspo. Grâce à ces outils, présentés ci-après, les archives de plusieurs entreprises sidérurgiques du bassin liégeois sont, depuis lors, ouvertes à la recherche.

Ces archives sont extrêmement hétérogènes et concernent tous les aspects de la vie d’une société : l’administration générale, la comptabilité, le personnel, les relations publiques, l’outillage, la recherche et la production, etc. Malgré leur caractère disparate, ces archives permettent d’éclairer diverses problématiques de la sidérurgie liégeoise telles que les relations sociales, l’aménagement du territoire ou encore le rôle joué par les entreprises durant les deux guerres mondiales.

Les publications suivantes sont en vente aux Archives de l'État à Liège, à la boutique des Archives générales du Royaume ou peuvent être commandées par mail à l’adresse suivante : publicat@arch.be. Certaines sont téléchargeables gratuitement au format pdf via ce site internet.

Vous pouvez également consulter certains inventaires via notre moteur de recherche.

  1. Guide des archives de la sidérurgie liégeoise
  2. Les archives de la société Cockerill Sambre
  3. Les archives de la Société anonyme métallurgique d’Espérance-Longdoz
  4. Les archives de la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye
  5. Les archives des entreprises de la vallée du Hoyoux
  6. Les archives de Phénix Works, des Tôleries Delloye-Matthieu, Ferblatil et Tolmatil
  7. Les archives de la Compagnie générale des Conduites d’Eau

1) Guide des archives de la sidérurgie liégeoise

Fort de plus de 300 pages, le guide des archives des entreprises sidérurgiques liégeoises a pour objectif de permettre aux chercheurs d’identifier plus rapidement les archives relatives à la sidérurgie liégeoise et de réduire le temps consacré à la recherche des fonds. Il mentionne les archives datant des années 1799 à 2005, conservées par des centres d’archives publics ou privés, accessibles aux chercheurs. Le guide des archives de la sidérurgie liégeoise est disponible en version papier et via l'ebookshop.

DELVAUX Anne-Catherine, Guide des archives de la sidérurgie liégeoise, série Guides 78, publ. n°5114, Bruxelles, 2012, 329 pages,

Prix : 17 € (+ frais d'envoi éventuels) pour la version papier  - 7,99 € au format PDF via l'ebookshop.

 

 

 

2) Les archives de la société Cockerill Sambre

En 1817, John et Charles James Cockerill achètent le château de Seraing qu’ils vont progressivement transformer en entreprise sidérurgique intégrée (mise à feu du premier haut fourneau en 1826). Le succès est très rapidement au rendez-vous grâce à la production de locomotives et de rails de chemin de fer.
Suite au décès de John Cockerill, l’entreprise se transforme en 1842 en « Société anonyme pour l’Exploitation des Établissements de John Cockerill ». La nouvelle société anonyme poursuit son extension : développement de l’aciérie, construction de laminoirs et du chantier naval de Hoboken, achat de charbonnages et de minières, fabrication de canons et de blindages, inauguration de la ligne Ostende-Tilbury, etc.
L’après Deuxième Guerre mondiale est marqué par le regroupement des entreprises sidérurgiques liégeoises et hennuyères. Cockerill fusionne ainsi avec la Société anonyme d’Angleur-Athus (1945), la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye (1955), Ferblatil (1955), la Société anonyme des Hauts Fourneaux, Forges, Fonderies et Usines de la Providence (1966) et la Société anonyme métallurgique d’Espérance-Longdoz (1970).
Le choc pétrolier de 1973 touche durement l’entreprise et les années 1970 sont marquées par la fermeture des installations devenues obsolètes. En 1981, Cockerill fusionne avec le Triangle de Charleroi (Société anonyme Hainaut Sambre et Société anonyme Thy-Marcinelle-Providence) pour former le groupe Cockerill Sambre dont le destin est confié à la Région wallonne en 1988. Aujourd’hui, Cockerill Sambre fait partie du groupe ArcelorMittal.

Les archives relatives à la société Cockerill Sambre (2.938 articles) couvrent la période 1806-2005. La première partie de l’inventaire regroupe les documents produits par le Secrétariat général (rapports et procès-verbaux du Conseil d’administration, correspondance, portefeuille, litiges, subsides, etc.), la comptabilité, les services informatique, approvisionnements ainsi que le service recherche et développement.
La deuxième partie de l’inventaire contient les archives les plus anciennes. On y trouve les documents concernant John, William père, William fils et Charles James Cockerill  ainsi que ceux relatifs à l’entreprise de James Hodson (beau-frère de John Cockerill).

DELVAUX Anne-Catherine, Inventaire des archives de la société Cockerill Sambre. Siège de Seraing (1806-2005), série Inventaires Archives de l’État à Liège n°113, publ.n°5014, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2011, 8,5 € + frais d'envoi éventuels.

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3) Les archives de la Société anonyme métallurgique d’Espérance-Longdoz

La Société anonyme métallurgique d’Espérance-Longdoz, fondée en 1877, est la première société sidérurgique belge à produire de la fonte Thomas (1883). Au début du XXe siècle, elle choisit de se spécialiser dans le laminage des tôles fines. L’augmentation de capital de 1920 permet à la société en commandite simple Évence Coppée et Cie d’entrer au Conseil d’administration. Après la Deuxième Guerre mondiale, Espérance-Longdoz modernise ses installations et opère une reconversion complète en passant de la production de la tôle fine à chaud hors largets à la fabrication à froid hors coils. Elle fusionne avec la Société Cockerill en 1970.

La plus grande partie de l’inventaire (2.435 articles) est constituée de documents ayant trait à la gestion de l’infrastructure et du matériel, à la gestion commerciale et à la production. Ces documents permettent de mieux cerner les relations entre la société et ses clients et/ou fournisseurs ainsi que les pratiques commerciales en vigueur durant l’entre-deux-guerres. Le fonds contient également des archives relatives à l’organisation générale de la société et à la comptabilité, les dossiers du service Recherche et Développement et du contentieux ainsi que de la documentation.

DELVAUX Anne-Catherine, Inventaire des archives de la Société anonyme métallurgique d’Espérance-Longdoz (1806-1971), série Inventaires Archives de l’État à Liège n°114, publ.n°5015, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2011, 6,5 € + frais d'envoi éventuels.

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4) Les archives de la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye

En 1900, la société anonyme d’Ougrée et les Charbonnages de Marihaye fusionnent pour donner naissance à la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye. Son directeur, Gustave Trasenster, en fait rapidement un géant de la sidérurgie belge grâce au contrôle de ses approvisionnements (concentration verticale) et à la prise de participations dans des sociétés étrangères (concentration horizontale). Mais ce développement s’est construit sur des bases financières peu solides et la société est complètement réorganisée en 1934-1935. L’entreprise fusionne avec Cockerill et  Ferblatil en 1955.

L’inventaire compte 1.818 articles et comprend les archives de la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye ainsi que les documents produits par les sociétés dont Ougrée-Marihaye est issue. Les documents proviennent du Secrétariat général (rapports, participations, dossiers relatifs aux conflits mondiaux, subsides, etc.), de la comptabilité (livres journaux, inventaires, etc.) ainsi que du service minier (dossiers concernant les recherches et exploitations minières en Belgique et à l’étranger).

DELVAUX Anne-Catherine, Inventaire des archives de la Société anonyme d’Ougrée-Marihaye (1835-1955), série Inventaires Archives de l’État à Liège n°111, publ.n°5002, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2011, 6 € + frais d'envoi éventuels. PDF - via moteur de recherche

5) Les archives des entreprises de la vallée du Hoyoux

Les 47,60 mètres d'archives des entreprises de la vallée du Hoyoux couvrent la période 1824-1966 et proviennent de six producteurs. Les documents concernent la comptabilité, le personnel, la production et la correspondance. Si les archives de la Société anonyme des Tôleries Dufrenoy-Delloye et Compagnie et de la Nouvelle Société anonyme des Forges et Laminoirs à tôles de Régissa sont nombreuses et très riches (importantes séries de correspondance), les documents produits par Antoine Dufrenoy-Delloye, François Joseph Dautrebande et Ferdinand Delloye, la Société en nom collectif C. Delloye et G. Dufrenoy et la Société anonyme des Fonderies N. Porta sont beaucoup plus lacunaires.

DELVAUX Anne-Catherine, Inventaire des archives d’entreprises de la vallée du Hoyoux (Société anonyme des Tôleries Dufrenoy-Delloye et Compagnie, Antoine Dufrenoy-Delloye, François Joseph Dautrebande et Ferdinand Delloye, Société en nom collectif C. Delloye et G. Dufrenoy, Nouvelle Société anonyme ds Forges et Laminoirs à Tôles de Régissa, Société anonyme des Fonderies N. Porta 1824-1966), série Inventaires Archives de l’État à Liège n°113, publ.n°5154, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2012, 3 € + frais d'envoi éventuels. PDF - via moteur de recherche

6) Les archives de Phénix Works, des Tôleries Delloye-Matthieu, Ferblatil et Tolmatil

  • Les archives de Phenix Works sont peu nombreuses (33 articles). Datant des années 1912-1989, elles concernent principalement l’administration de la société, les finances et la production.
  • Créées au 19e siècle, les Tôleries Delloye-Matthieu deviennent en 1990 une filiale du Groupe Cockerill Sambre qui en prend le contrôle intégral un an plus tard. Peu nombreuses (61 articles), les archives, datant des années 1922-2004, contiennent des documents du conseil d’administration (rapports annuels, procès-verbaux des séances et documents annexes), des assemblées générales (procès-verbaux et correspondance) et de la comptabilité (comptes annuels, livre journal et inventaires).
  • La SA John Cockerill et les Tôleries Delloye-Mathieu fondent, en 1948, Ferblatil, Compagnie des Fers blancs et Tôles à froid de Tilleur. La société est spécialisée dans le laminage à froid des tôles fines et du fer blanc électrolytique. Lors de la fusion entre la SA John Cockerill et la SA d’Ougrée-Marihaye, Ferblatil est totalement intégré dans la nouvelle société.  Le fonds contient les rapports annuels et les procès-verbaux des assemblées générales et des séances du conseil d’administration.
  • La Compagnie belge des Tôles magnétiques (Tolmatil) est créée en 1957. Le fonds contient les statuts et des documents relatifs aux assemblées générales et au conseil d’administration.

DELVAUX Anne-Catherine, Inventaires des archives de Phenix Works (1912-1989), Ferblatil (1948-1955), Tolmatil (1957-1961) et de la Société anonyme des Tôleries Delloye-Matthieu (1922-2004), série Inventaires Archives de l’État à Liège n°124, publ.n°5160, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2012, 3 € + frais d'envoi éventuels.  PDF - via moteur de recherche

7) Les archives de la Compagnie générale des Conduites d’Eau

Héritière de la fonderie des Vennes, la Compagnie générale des Conduites d’Eau est fondée le 31 juillet 1865, à Liège, par Léopold de la Vallée-Poussin. Elle exploite les fonderies et ateliers des Vennes, fabrique des tuyaux en fonte et des appareils servant aux conduites d’eau et de gaz. Elle gère également des concessions d’eau et de gaz en Belgique et à l’étranger. À partir de 1919, la Compagnie produit également des compteurs d’eau. La Sodemeca absorbe la Compagnie en 1975 mais est déclarée en faillite en 1980.

La première partie de l’inventaire reprend les archives de la Compagnie (administration générale, gestion financière et comptabilité, personnel, production et documentation). Les papiers de Henri Doat père et de Henri Doat fils, directeurs de la Compagnie, forment la deuxième partie. La Compagnie a fusionné avec la Société anonyme des Fonderies et Distributions d’Eau de Ciney en 1933. Les procès-verbaux de cette société se trouvent dans la troisième partie de l’inventaire. Le fonds compte 248 articles et est librement consultable. 

DELVAUX Anne-Catherine, Inventaire des archives de la Compagnie générale des Conduites d’Eau (1865-1965), série Inventaires Archives de l’État à Liège n°112, publ.n°5013, Archives générales du Royaume, Bruxelles, 2011, 2,5 € + frais d'envoi éventuels.

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