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Pauvres de nous

Actions sociales à Namur hier et aujourd’hui

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Du 27/08/2016 au 30/10/2016Archives de l’État à Namur - Boulevard Cauchy, 41 - 5000 NamurHeures d'ouverture :

du mardi au vendredi de 9h à 16h30.
 

Tarifs : Entrée libreContact : archives.namur@arch.be - 081 65 41 98

Au fil de l'histoire récente de l'humanité, le constat est implacable : la pauvreté et la précarité font partie intégrante de nos sociétés. Ce qui frappe, c'est la permanence du phénomène. Les documents de toute époque font part des mêmes situations.
L'exposition Pauvre de Nous. Actions sociales à Namur hier et aujourd'hui est l'occasion de jeter un regard rétrospectif sur la précarité sociale et sur les politiques menées pour y parer, du Moyen Âge à nos jours. Au départ de documents, parfois d'apparence anodine, elle met en lumière un grand nombre de manifestations de pauvreté et les tentatives d'y apporter des solutions. Elle a aussi pour ambition de susciter la réflexion et prendre de la hauteur à l'occasion du 40e anniversaire du vote de la loi organique des CPAS.

L'exposition organisée aux Archives de l'État à Namur est axée autour de deux axes. Le premier concerne les institutions d’aide aux pauvres et leur évolution dans le temps. Le second prend comme angle d’approche les groupes précarisés : les enfants, les malades, les étrangers, les pauvres, les personnes âgées.

Au Moyen Âge et durant la période moderne, l'emprise des autorités publiques sur les institutions de secours constitue une spécificité à Namur. Les principaux hôpitaux, asiles pour pauvres ou pour malades, comme les Tables des pauvres, qui assurent des distributions, sont contrôlés par le Magistrat urbain (le maire et les échevins) et les bourgmestres de la ville en charge des finances. Le Grand Hôpital et la léproserie des Grands Malades sont gérés par des confréries laïques, puis, depuis la fin du XVIe siècle, par du personnel salarié. Le soin des âmes y est cependant confié à des prêtres à demeure ou de passage. Toutefois, la charité privée et religieuse n'est pas absente du terrain namurois. Les nombreux dons et la présence de communautés hospitalières en attestent.

Après la Révolution française, les biens et les bâtiments des institutions abolies sont transmis à de nouvelles structures laïques instaurées dès la fin du XVIIIe siècle. Au siècle suivant, celles-ci font de plus en plus appel à des ordres de religieuses créés à Namur. Celles-ci sont recrutées par les autorités pour assister les malades, les pauvres et les orphelins. Les progrès de la médecine aidant, le besoin de structures spécifiques de soins se fait jour. La spécialisation et la prise en charge de plus en plus importante des pathologies nourrit l'essor de nouvelles institutions, hôpitaux généraux ou spécialisés de soins. Parallèlement, au fil du XXe siècle, la laïcisation du personnel va croissante. Ce phénomène trouve son origine dans le développement de la formation spécialisée du personnel infirmier et dans le déclin progressif de la vocation religieuse.

En 1925, Bureaux de bienfaisance et Hospices civils fusionnent au sein des Commissions d'assistance publique. Celles-ci cèdent la place en 1977 aux Centres publics d'aide, puis d'action sociale (CPAS). La société évolue, la mondialisation progressive entraîne des déplacements de plus en plus lointains de populations précarisées. Namur accueille davantage de personnes issues de l'immigration qui, souvent, ont tout laissé derrière elles et requièrent une aide d'urgence puis à long terme. Les symptômes de marginalité demeurent. Seule leur échelle évolue en raison de la taille croissante des institutions et des populations mises sous tension par les bouleversements sociaux et les revers de médaille de l'individualisme triomphant. Les failles de l'action sociale publique sont suppléées tant bien que mal par la solidarité privée qui demeure très active. Des institutions et des individus poursuivent leur action sur le terrain. Les organismes publics en bénéficient régulièrement sous la forme de legs ou de fondations.

L’exposition Pauvres de Nous. Actions sociales à Namur hier et aujourd’hui est organisée par les Archives de l’État à Namur et le Centre Public d’Action Sociale de Namur, en collaboration de l’Université de Namur, Histoire, du groupe de recherche Son et Images (HiSI), de la Ville de Namur, de la Wallonie, de l’Observatoire royal de Belgique, de la Province de Namur, de l’Institut du Patrimoine wallon, des Journées du Patrimoine en Wallonie, de la Fondation d’Harscamp, avec le soutien de Belfius, Banque et Assurances.

Des visites guidées gratuites de l'exposition sont organisées sur demande pour les groupes à partir de 10 personnes.

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