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| Archive at Namen - What do we preserve? |
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L'histoire complexe de la formation de la province de Namur explique la diversité des institutions recensées dans son ressort et, par voie de conséquence, celle des archives que ces dernières ont produites. Le partage des fonds d'archives s'étant fait sur base territoriale, le dépôt de Namur contient les archives émanant des institutions ancrées à un moment ou à un autre sur le sol de l'actuelle province. Toutefois, les dernières modifications, minimes, issues de la loi Michel de 1975, n'ont pas encore donné lieu aux échanges avec les dépôts des provinces limitrophes. Namur est, au moyen-âge, la capitale d'un comté homonyme, d'étendue moyenne et émietté : les terres comtales, celles de la principauté de Liège, des duchés de Brabant, de Luxembourg et du comté de Hainaut s'entremêlent parfois inextricablement. S'y ajoutent quelques terres franches. Le seul bloc un tant soit peu compact se trouve autour de la capitale ; il s'étend au nord vers la vallée de la Mehaigne, au sud jusqu'a Hastière et Anthée. Au XVe siècle, le comté de Namur rallie l'État bourguignon et désormais, comme ses voisins sauf la principauté de Liège, fait partie d'un vaste ensemble territorial. Comme ses voisins aussi, il conserve ses particularités locales. À l'époque française, le département de Sambre-et-Meuse, dont Namur est le siège de la préfecture, englobe des terres anciennement liégeoises et luxembourgeoises, autour de Marche et de Saint-Hubert, mais perd Charleroi et le sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse. La province de Namur en 1815 est amputée de l'arrondissement de Marche mais gagne au sud. En 1830, s'opèrent de nouveaux aménagements de limites avec les provinces voisines et la France . Ce très bref résumé de mille ans d'histoire territoriale veut fixer les idées et aider à comprendre certains va-et-vient d'archives locales. La masse d'archives publiques d’Ancien Régime conservées n'est pas fonction de l'importance du rôle joué par l'institution qui l'a produite. La conservation est bien trop aléatoire ! On trouvera dès lors successivement pour l’Ancien Régime :
On constatera que la plus grande masse d'archives concerne généralement le XVIIIe siècle. Pour les périodes antérieures, il demeure des fragments, certains de très grande qualité informative et d'une continuité appréciable. Dinant a perdu plusieurs fois ses archives. Ciney aussi. Celles de Namur antérieures à 1830 ont été sauvées de justesse puisqu'elles ont été confiées au dépôt en 1913, un an avant l'incendie par les Allemands de l'hôtel de ville où elles étaient conservées. Dans les villages, au XVIe siècle, plus d'un maire se plaignaient que les archives s'étaient "entreperdues". Sont donc conservées aux Archives de l'État à Namur des archives des tribunaux, de l'administration provinciale et des administrations communales. On trouve aussi les archives des services extérieurs des services publics fédéraux, tels ceux du SPF Finances (Cadastre, Enregistrement, Hypothèques, T.V.A., etc.), ainsi que des archives d'établissements hospitaliers et des centres publiques d'action sociale. A signaler un remarquable ensemble de minutes notariales. Pour la période contemporaine, la grande majorité des archives des institutions publiques et du notariat datent du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Les documents publics plus récents n’ont pu faire encore l’objet de dépôt faute de place disponible dans les magasins d’archives à Namur. Les institutions ecclésiastiques sont caractéristiques de la civilisation occidentale. Leurs archives nombreuses témoignent de l’importance historique de l’action de ces organismes, présents sous des formes diverses dans toute la province : abbayes, couvents, chapitres et paroisses ; à compléter utilement par les documents conservés aux Archives de l'Évêché de Namur. Les archives ecclésiastiques et celles des seigneuries concernent pour l’essentiel la fin du Moyen Âge, les Temps Modernes et le début du XIXe siècle. Dans de rares cas, certains dossiers du XIXe et du XXe siècles sont venus compléter les ensembles documentaires produits par les institutions paroissiales. Parmi les archives privées conservées, les fonds de familles et de châteaux, tels Corroy-le-Château, Franc-Waret, Sart-Eustache, Stassart-Maillen, van der Straten Waillet et Ponthoz, occupent une place privilégiée de par leur importance matérielle. Ils offrent une documentation très riche dépassant de loin les frontières de la province et sont une source de qualité pour la connaissance de l’histoire culturelle, sociale et économique du pays. Ces archives couvrent toutes les périodes depuis la fin du Moyen Âge. L’action et les recherches menées par des personnalités et des particuliers se traduisent par la production d’archives qui livrent des informations tant sur les intéressés et leurs centres d’intérêts que sur la société de leur temps. Les archives d’entreprises et d’associations sont autant de témoins de la situation économique et du tissu social de nos régions. Les nombreuses collections, surtout abondantes pour les XVIIIe, XIXe et XXe siècles, conservées aux Archives de l’État à Namur permettent de compléter ces différentes sources d’informations. |
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| Last Updated ( Tuesday, 24 October 2006 ) |