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Répertoire des institutions publiques régionales et locales Les archives des institutions publiques régionales et locales du Hainaut et de Tournai-Tournaisis sous l’Ancien Régime ont été dans leur grande majorité détruites en mai 1940 au cours du bombardement des Archives de l’État à Mons et des Archives communales à Tournai. Certaines archives produites par ces institutions ou les concernant sont conservées dans d’autres dépôts d’archives en Belgique ou à l’étranger. D’autres font partie des fonds d’archives de famille déposés aux Archives de l’État à Mons et Tournai. Des publications de textes antérieures à la dernière guerre et insérées dans des collections ou des revues scientifiques, tant hainuyères que nationales, viennent partiellement combler les lacunes. Le répertoire projeté doit offrir aux chercheurs pour une cinquantaine d’institutions un aperçu des sources et des instruments de recherche qui y donnent accès, précédé d’informations précises concernant l’histoire, l’organisation, les compétences et les activités de chaque institution sans oublier les aspects humains. Les Archives générales du Royaume et les Archives de l’État dans les Provinces sont associées depuis 1990 à un vaste projet dont le but est de décrire les institutions de nos anciennes principautés, quel que soit leur niveau. Cette étude tient compte du renouvellement de la problématique axé sur les aspects humains de l’histoire institutionnelle. Le premier répertoire concernait les « Institutions du gouvernement central des Pays-bas habsbourgeois » dont la version néerlandaise date de 1994 et la version française de 1995. Les institutions régionales, incluses au départ dans le premier répertoire, en ont été retirées pour constituer avec les institutions locales une série de répertoires par principauté. Le volume sur les institutions de l’ancien comté de Flandre a paru en 1997 et celui sur celles de l’ancien duché de Brabant et de Malines est sorti de presse en 2000. L’existence d’un répertoire hainuyer se justifie d’autant plus que les archives des institutions publiques régionales et locales en Hainaut antérieures au XIXe siècle ont été détruites en mai 1940 au cours du bombardement des Archives de l’État à Mons et des très riches archives communales de Tournai. Seules ont été épargnées les archives de la Trésorerie des comtes de Hainaut, celles de la Ville de Mons et celles des États du Bailliage de Tournai-Tournaisis. Il convient aujourd’hui de se tourner vers d’autres dépôts d’archives qui conservent des fonds plus ou moins importants concernant les institutions de l’ancien comté. Citons par ordre d’importance les Archives départementales du Nord à Lille, les Archives générales du Royaume à Bruxelles, les Archives nationales à Paris et l’Algemeen Rijksarchief à La Haye. Pour être complet, il faut encore y ajouter les fonds communaux de Ath, Beaumont, Binche et Valenciennes. Le répertoire hainuyer couvrira une période allant du XIIe siècle à la fin du XVIIIe, de manière à retracer l’évolution de chaque institution, de sa naissance à sa disparition. Il comprendra deux volets distincts. Le premier englobera l’ancien comté de Hainaut dans ses limites antérieures aux guerres de Louis XIV et poursuivra l’étude des institutions du Hainaut méridional au-delà du XVIIe siècle. Le second s’intéressera à Tournai et au Tournaisis qui ont toujours été distincts du Hainaut jusqu’en 1795 où ils rejoindront le Département de Jemappes. Le but poursuivi est double : offrir aux chercheurs, c’est-à-dire aux historiens professionnels ou non et aux étudiants, un instrument de travail pour mieux s’orienter dans les diverses institutions de l’ancien comté de Hainaut et de la « province » de Tournai-Tournaisis ; procurer ensuite à l’archiviste un guide des institutions dont il ne subsiste plus, depuis la destruction des Archives de l’État à Mons et à Tournai en mai 1940, que des pièces éparses qu’il lui faut identifier et resituer dans le fonctionnement de l’institution. L’historiographie récente du Hainaut a toutefois montré que les chercheurs peuvent compenser ces carences en recourant à des archives conservées hors de la province actuelle. Il faut se garder d’ailleurs d’avoir une conception trop rigide au sujet des structures institutionnelles et des archives qu’elles produisent. Le plus souvent les activités d’une institution ne correspondent pas de manière stricte à un fonds. Comité d’accompagnement Lien du projet sur le site de la Politique scientifique |
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| Laatst geupdate ( Tuesday 24 October 2006 ) |